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Relicelle Ouvrir un dossier

Comparatif

Relicelle ou un tableur partagé avec la fratrie, que choisir

La deuxième solution la plus répandue est un tableur partagé, souvent doublé d’un groupe de messagerie familial. C’est structuré, gratuit, et cela résout la question de l’inventaire. Cela résout beaucoup moins bien la question des photographies, celle des accords datés et celle du travail dans une maison depuis un téléphone. Voici où passe la frontière, sans caricaturer un outil que nous utilisons nous mêmes pour les exports.

Le comparatif poste par poste

CritèreRelicellele tableur partagé et le groupe de messagerie de la fratrie
Saisie sur placeUn objet, deux photographies, une catégorie, au téléphone dans la pièceUne ligne à taper dans une grille, difficile debout dans un grenier
PhotographiesAttachées à l’objet et visibles dans la fiche partagéeStockées ailleurs, reliées au mieux par un lien collé à la main
Accord de la fratrieRéponse datée dans la fiche, relance automatique sous huit joursRéponses dispersées dans le fil de discussion familial
Qui a décidé quoiAutrice, date et motif en une ligne sur chaque décisionHistorique de version, illisible pour qui n’ouvre pas le tableur
Droits des prochesLecture seule ou commentaire, sans pouvoir effacer une décisionLe lien de partage donne souvent le droit de tout modifier
Avancement par piècePièces ouvertes, en cours ou closes, greniers comptés à partUne colonne de plus à tenir à jour, et personne ne la tient
Papiers de successionCheck liste par type, avec ce qui remonte au notaireÀ construire vous même, onglet par onglet
Canal de sortieSix questions puis un canal proposé, changement enregistréUne colonne libre, remplie différemment par chaque personne
Document remis au notaireRegistre PDF et tableau des sorties exportés en un gesteUn fichier à nettoyer avant de pouvoir le transmettre
Coût35 euros par mois pour quatre proches invitésGratuit, plus les heures de mise en forme le soir

Le tableur est bon pour compter, pas pour décider

Un tableur excelle à aligner des lignes et à faire des totaux. Un tri de maison ne consiste pas à compter, il consiste à trancher, puis à prouver qu’on a tranché. Les colonnes qui portent la décision se remplissent au début, puis se vident : au bout de trois séances, la colonne motif est vide, la colonne date contient trois formats différents et la colonne canal de sortie contient des mots que chacun a inventés. La grille tient, l’information qu’elle devait porter a disparu.

La fiche de décision fait l’inverse. Elle n’a que quatre champs et elle est incomplète tant qu’ils ne sont pas remplis. C’est contraignant, et c’est ce qui garantit qu’une décision prise en février reste lisible en juillet. Le tableur, lui, accepte tout, y compris le vide, et c’est précisément son problème dans une maison où l’on décide vite et où l’on oublie encore plus vite.

Le groupe de messagerie n’est pas un registre

Dans la plupart des familles, le tableur est doublé d’un groupe de discussion où circulent les photos et les accords. Six semaines plus tard, retrouver qui a dit oui pour le buffet demande de remonter huit cents messages entre des photos de petits enfants et des questions sur la date de l’enterrement. L’accord existe, il est simplement introuvable au moment où on en a besoin, ce qui revient exactement au même.

Dans un dossier, la question et la réponse vivent au même endroit que l’objet. Une fiche affiche l’objet, la destination proposée, la question posée, qui a répondu et quand. Quand un proche revient sur le sujet, on ouvre la fiche, on lit la date et la conversation s’arrête là. Ce n’est pas une victoire sur la fratrie, c’est un moyen d’éviter la discussion qui abîme les fratries.

Ce qui se passe quand tout le monde peut modifier

Un lien de tableur partagé donne souvent à chacun le droit de tout changer. Une ligne effacée par inadvertance ne se voit pas, et un tri à quatre mains produit rapidement deux versions du même onglet, l’une sur un ordinateur et l’autre dans une boîte mail. Personne n’est de mauvaise foi, mais personne ne sait plus quelle version fait référence.

Les proches invités à un dossier sont en lecture seule ou en commentaire. Ils voient, ils répondent, ils ne suppriment rien et ne modifient aucune décision déjà consignée. Vous restez l’autrice des choix, ce qui correspond à la réalité : c’est vous qui êtes dans la maison, avec les jours de congé posés et les clés dans la poche.

Quand l’alternative reste le bon choix

Le tableur reste le bon choix dans deux situations. La première, un inventaire purement quantitatif, par exemple une maison déjà vidée de ses objets personnels dont il faut lister le mobilier pour une vente en lot. La seconde, une fratrie qui travaille déjà dans un tableur commun et qui s’en sert bien, avec des colonnes tenues et une personne qui les tient. Nous exportons d’ailleurs le tableau des sorties en tableur, parce que c’est le format que les études notariales et les acheteurs lisent le plus facilement.

Le verdict

Le tableur gère l’inventaire, il ne gère pas la preuve. Tant que le tri se résume à compter des meubles, il suffit largement. Dès qu’il faut relier une photographie à un objet, dater un accord, tracer un motif et empêcher qu’une ligne disparaisse, le tableur demande un travail de tenue que personne n’assure au bout de trois semaines. La bonne combinaison consiste souvent à trier dans le dossier et à exporter en tableur pour le notaire.

Questions frequentes

Puis je récupérer mes données en tableur ?
Oui. Le tableau des sorties s’exporte en tableur et le registre complet en PDF, avec ou sans les photographies. Ces fichiers vous appartiennent et restent lisibles sans Relicelle, ce qui compte puisque la plupart des abonnées résilient une fois la maison vidée. Beaucoup transmettent le tableur à l’étude notariale et gardent le PDF avec les documents de la succession.
Mes proches doivent ils créer un compte payant ?
Non. À partir de la formule Registre de fratrie, quatre proches sont invités gratuitement, en lecture seule ou avec droit de commentaire. Ils reçoivent un lien nominatif, ne voient que le dossier partagé et ne peuvent ni supprimer une fiche ni modifier une décision déjà prise. C’est la différence principale avec un lien de tableur partagé, qui donne souvent les pleins droits à tout le monde.
Et si j’ai déjà commencé un tableur ?
Gardez le pour ce qu’il fait bien, la liste du mobilier et les totaux. Basculez dans le dossier les objets qui posent question, ceux qui partiront à l’estimation et ceux qu’un proche pourrait revendiquer. En pratique, une trentaine de fiches suffisent à couvrir ce qui se discute dans une maison de cinq pièces, le reste peut rester une simple ligne.

Relicelle ou un tableur partagé avec la fratrie, que choisir

Le tableur gère l’inventaire, il ne gère pas la preuve. Tant que le tri se résume à compter des meubles, il suffit largement. Dès qu’il faut relier une photographie à un objet, dater un accord, tracer un motif et empêcher qu’une ligne disparaisse, le tableur demande un travail de tenue que personne n’assure au bout de trois semaines. La bonne combinaison consiste souvent à trier dans le dossier et à exporter en tableur pour le notaire.